COLLECTIF « JUSTICE POUR NOS ENFANTS »
ASSOCIATION DE PARENTS RÉSISTANT AUX FAUX SUICIDES IMPOSÉS PAR LA JUSTICE


DEUX DÉCÈS SUSPECTS DE PLUS

D'autres familles ayant vécu le même drame que nous tous ont demandé à nous rejoindre. Ce sont les familles de :

  1. Didier Carles, 29 ans, Gurs dans les Pyrénées-Atlantiques, marié depuis quatre mois.

    Le 10 avril 2007, vers 9 heures du matin, Didier a été découvert pendu à un appentis très visible de la rue, dans la cour de son domicile de Gurs.

    La gendarmerie a conclu à un suicide sans enquête ni autopsie alors que ce n'était pas une mort naturelle. Aucun scellé n'a été posé, aucun relevé d'empreintes n'a été effectué.

    Le corps était pendu avec un nœud double, serré, ce n'était pas un nœud coulant.

    Didier portait sur lui un courrier relatant des menaces sur sa personne.

    Au cou, était visible en plus de l'étranglement, une lésion punctiforme hémorragique et vitale confirmée lors de l'autopsie réalisée seulement le 17 février 2012 par la médecine légale de Bordeaux, ainsi que sur les photos prises par les gendarmes le matin du drame.

    Pourtant le médecin pompier n'a pas fait mention de cette blessure sur son certificat remis aux gendarmes.

    Avant l'enterrement, aux Pompes funèbres des 3B d'Orthez, un prélèvement sanguin a été effectué sur le corps de Didier (prélèvement négatif pour l'alcool et des substances diverses) par un médecin légiste de Pau qui confirme la présence de lividités dans le dos. Ce qui est incompatible avec une pendaison.

    Ce légiste a omis de faire mention de la lésion punctiforme au cou.

    Ce manquement des deux médecins a orienté la justice à conclure à l'absence d'agression et à la thèse du suicide.

    Didier avait connaissance d'un trafic local de drogue.

  2. Christophe Mollet, 35 ans, chauffeur-livreur, Saint-Menoux, dans l'Allier.

    Le 1er mai 2007, il a été trouvé pendu dans une haie touffue, au bord d'un chemin de campagne à l'écart des habitations, à Saint-Menoux ; transporté à l'hôpital, il est décédé trois jours plus tard sans avoir repris connaissance, d'une hémorragie cérébrale importante.

    Pour lui aussi, la gendarmerie a conclu à un suicide sans enquête ni autopsie.

    D'après tous les témoins, la pendaison à cet endroit et dans ces conditions était impossible : talus haut de 1,20 mètre, branche d'arbre beaucoup trop mince, pieds à hauteur d'épaule d'homme...

    Il avait découvert que des personnes parmi ses relations et celles de sa compagne appartenaient à un réseau de trafiquants de drogue. D’autre part, après cinq ans de vie commune, il avait décidé de quitter cette compagne avec qui il n'était ni pacsé ni marié, sans enfant.

  3. Pour ces deux décès, les gendarmes ont conclu immédiatement à un suicide. Comme lors des décès des autres jeunes, les observations concrètes sont incompatibles avec des suicides.

    Comme François Therrié-Flaux, Élodie Paquet, Kelly Leigh Ayers, Jérémy Sagnelonge, Didier Carles et Christophe Mollet détenaient des informations sur des réseaux de trafiquants de drogue et présentaient un risque pour les activités criminelles de ces dealers et de ces « nourrices » (personnes dépositaires de drogue). Cela a certainement causé leur perte.

    Question : pourquoi dans ces circonstances la police, la gendarmerie et la Justice, censées lutter contre le trafic de drogue, refusent-elles de faire des enquêtes impartiales et classent-elles systématiquement ces décès en suicides ?

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Suicides-imposes.org. Date de dernière mise à jour : 26 février 2016.