COLLECTIF « JUSTICE POUR NOS ENFANTS »
ASSOCIATION DE PARENTS RÉSISTANT AUX FAUX SUICIDES IMPOSÉS PAR LA JUSTICE


INCURIE DE LA GENDARMERIE
ET DE LA POLICE

Dans nos dossiers, les policiers et les gendarmes partent d’un a priori favorable à la thèse du suicide dès le début de l’enquête. Malgré de fortes présomptions contre un suspect, les gendarmes refusent sans raison de le mettre en cause. Toutes les investigations sont orientées dans le sens du suicide, même s’il faut présenter les scénarios les plus invraisemblables pour étayer cette hypothèse. Dans les recherches, on donne la priorité à une enquête de personnalité de la victime. Les arguments les moins probants sont avancés. Toute autre hypothèse, accident ou crime, est négligée d’emblée, malgré des arguments solides, malgré l'insistance des parents.

Des enquêtes simplistes

Les enquêtes sont menées en peu de jours, voire en quelques heures. Certaines investigations sont négligées : gel des lieux, mises sous scellés. Des objets utiles à l’enquête sont rapidement détruits. Des documents importants confiés par les parents aux enquêteurs sont perdus. Des pièces à conviction ne sont pas exploitées.

Des interrogatoires sans intérêt

Les interrogatoires portent essentiellement sur la personnalité des victimes et sur celle de leurs parents. On interroge des individus qui ne les ont jamais vus et on entend toujours les mêmes témoins, alors que d’autres personnes concernées pourraient apporter des informations précieuses. On ne lance pas d'appels à témoins, on n’exploite pas les informations données sur des individus louches de l’entourage de la victime. Aucune recherche n’est menée à propos des dernières communications téléphoniques de la victime.

Méfiance à l’égard des parents traités comme des gêneurs

Policiers et gendarmes refusent d’emblée de prendre en compte leur conviction intime, leurs arguments et leurs soupçons. Les parents ont forcément tort de ne pas croire au suicide : « Ils sont aveuglés par la douleur » ! Confrontés au malheur brutal qui s’abat sur eux, les parents ont le sentiment d’être manipulés et considérés comme des imbéciles, voire comme des suspects. Eux, qui sont les premiers concernés et sont plongés soudain dans l’horreur, ont l’impression qu’on les écarte, malgré quelques formules condescendantes, destinées en réalité à les faire taire.

Un tel comportement de la part des policiers ou des gendarmes ne peut que provoquer chez les membres des familles des victimes l'incompréhension, la méfiance et la colère, d’autant qu’ils sont impuissants devant des interlocuteurs assermentés qui se permettent, sans motif objectif, de suspecter leur parole.

Refus de rapprocher des dossiers semblables

Malgré des évidences, les policiers ou les gendarmes évitent soigneusement d’établir des liens entre des affaires qui se ressemblent ou qui ont un rapport de cause à effet.

Il est évident, par exemple, que ce n’est pas un hasard si François est décédé au lendemain d’une intervention de la police dans son lycée pour le démantèlement d’un réseau de trafiquants de drogue.

Malgré la mise en garde à vue du « petit ami » commun des victimes, les enquêteurs ne s’inquiètent pas du rôle de ce personnage dans les décès de Kelly et d’Élodie.

Malgré l'insistance des familles d’Alain et d’Emmanuel, retrouvés morts dans les mêmes lieux, les deux dossiers, bien que confiés par le procureur de la République au même juge d'instruction, ont été constamment traités séparément.

Volonté d’esquiver tout ce qui peut contrecarrer la thèse du suicide

Les enquêteurs ne tiennent pas compte des contradictions faciles à repérer entre les dépositions ; ils ne mettent en doute aucun témoignage abondant dans leur sens et négligent les dépositions qui contredisent leur interprétation des faits.

Les enquêteurs ne posent pas les bonnes questions ou semblent sourds à certaines suggestions : on ne veut pas croire qu’ils veulent protéger des dealers ou autres délinquants. Le cas de F. dans le double drame de Kelly et d’Élodie est particulièrement grave. « Lors du décès de Kelly, neuf témoins, interrogés dans la semaine du drame, mettent en cause cet individu. Il ne sera convoqué par la gendarmerie que sept mois plus tard et ressortira très vite sans jamais plus être inquiété ».

Médiocrité des rapports de police

Les dépositions des policiers eux-mêmes, ainsi que des gendarmes, se contredisent d’une page à l’autre. Le lecteur a le sentiment qu’on épaissit le dossier artificiellement, qu’on se perd dans le délayage et le bavardage alors que le juge d'instruction se contente la plupart du temps de lire la synthèse des interrogatoires rédigée par un policier. Cette conclusion ne tient pas compte des lacunes et des contradictions contenues dans les dépositions et se présente sous une forme argumentée propre à convaincre le magistrat. Le rédacteur prétend être objectif, mais ne retient que ce qui va dans le sens de la thèse de la Police ou de la Gendarmerie. Le lecteur attentif en arrive à s’interroger sur l’honnêteté intellectuelle des enquêteurs, au point qu’il est tenté de voir dans une telle attitude la volonté délibérée de saboter les enquêtes.

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Suicides-imposes.org. Date de dernière mise à jour : 26 février 2016.